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lundi 23 décembre 2019

audio: François Noudelmann, Penser avec les oreilles




L'Heure bleue par Laure Adler, 16 septembre 2019


François Noudelmann
Penser avec les oreilles 
Max Milo
Voix libres
2019


Présentation de l'éditeur
La pensée fait du bruit, non seulement lorsqu'elle parle, mais aussi dans ses textes. La voix, le ton, l'accent, l'intensité, le volume font partie des idées. Une pensée doit s'écouter, déclarait Nietzsche qui se vantait d'avoir les oreilles les plus petites mais les meilleures de la philosophie. L'attention récente portée aux voix de philosophes, grâce aux enregistrements audio-visuels de penseurs tels que Arendt, Sartre, Beauvoir, Deleuze, Lacan, Foucault, Barthes, Kristeva... a influencé la façon de les lire et de les comprendre. A l'oral, mais aussi à l'écrit, des souffles, des vitesses, des rythmes particuliers inspirent le développement de leur pensée. Parfois ce sont des accents régionaux qu'un philosophe exprime, comme le bourguignon Bachelard, ou qu'il veut réprimer, comme Derrida, honteux de son accent juif algérien, ou encore le béarnais Bourdieu... Ausculter les textes, c'est écouter aussi les silences, les sons inarticulés - hurlements ou murmures - qui se logent dans la pensée : Deleuze entendait des cris dans les concepts de Spinoza.
Et si nous écoutions les oeuvres philosophiques comme des paysages sonores ? Les sound studies se sont développées en Amérique du Nord depuis une dizaine d'années et enrichissent peu à peu l'histoire, la littérature, la sociologie, l'écologie. Cet essai propose d'en montrer la puissance pour une toute nouvelle approche de la philosophie : il observe les dispositifs acoustiques de la parole et de l'écriture philosophiques, dès l'Antiquité, lorsque Pythagore se cachait derrière un rideau pour enseigner à ses disciples, jusqu'aux théoriciens de l'écologie sonore qui montrent les enjeux politiques du son.
Apprendre à lire avec les oreilles, tel est le programme d'une nouvelle écoute qui découvre les significations inouïes de la philosophie. Et si nous enlevions les bouchons de nos oreilles pour entendre enfin le son des idées ? La pensée fait du bruit, nous l'avons oublié : de grands vacarmes ou de légers bruissements. La voix des philosophes, leurs accents, font partie de leur pensée. Même dans leurs écrits nous entendons des cris et murmures.
Depuis les dispositifs acoustiques de l'Antiquité jusqu'à l'utilisation du microphone aujourd'hui, François Noudelmann pose son stéthoscope sur la philosophie. Il étudie les milieux sonores les plus favorables à la réflexion et propose une écologie sonore de la pensée.

François Noudelmann a écrit de nombreux essais sur la littérature et la philosophie, traduits en une dizaine de langues, parmi lesquels Le Génie du mensonge (Max Milo, 2015), Les Airs de famille, une philosophie des affinités (Gallimard 2012), Le Toucher des philosophes. Sartre, Nietzsche et Barthes au piano (Gallimard, 2008), Pour en finir avec la généalogie (Léo Scheer, 2004). Il a dirigé le Collège international de philosophie et fut producteur à France-Culture pendant onze ans.
Il est aujourd'hui professeur à l'université de Paris 8 et membre de l'Institut Universitaire de France. Il enseigne régulièrement à New York University où il développe ses recherches sur les paysages sonores de la littérature et de la philosophie (Soundings and Soundscapes, Edinburgh University Press, 2018).

vendredi 15 février 2019

vidéo: Catherine Guesde & Pauline Nadrigny, The Most Beautiful Ugly Sound in the World. À l’écoute de la noise




Catherine Guesde & Pauline Nadrigny
The Most Beautiful Ugly Sound in the World
À l’écoute de la noise 
éditions MF 
Répercussions 
2018



Présentation de l'éditeur
 Ce livre a pour sujet la harsh noise. Cet art sonore actuel, bruitiste, généralement indépendant interroge l’esthétique à plusieurs égards. Réputé intense, voire violent (harsh signifie abrasif), proposant à l’auditeur un phénomène non structuré, particulièrement complexe et erratique, dans une mise en question des gestes de contrôle de la composition, il confronte la pensée aux limites de l’expérience musicale et à l’indiscernabilité du genre. Cependant, de nombreux performers de cette scène très active ont un discours réflexif et construit sur leur pratique. De Merzbow à Zbigniew Karkowski, la noise se décrit, se pense, voire se théorise. Et il en va de même pour ses auditeurs, souvent enclins à réfléchir leur expérience, dans sa singularité et son ambiguïté.
S’appuyant sur ces discours d’auditeurs et de performers, cet ouvrage envisage ainsi la noise du côté de ses écoutes, en deux moments : 1) un essai d’esthétique qui s’interroge sur l’écoute engagée dans ce type de pratique sonore et de son rôle constitutif pour ce genre ; 2) les réponses à un questionnaire d’écoute et des entretiens qui permettent de comprendre comment une telle esthétisation du bruit s’avère possible. Ils mettent au jour les stratégies développées à cet effet, de manière plus ou moins consciente : éducation du sens, gestion de l’inconfort, imaginaires corporels, dans des termes qui singularisent la noise par rapport aux musiques expérimentales qui peuvent également ouvrir l’écoute au bruit du monde.
L’enjeu de cet ouvrage est alors, également, de montrer en quoi un art sonore actuel et marginal peut engager des questionnements traditionnels en philosophie : question de l’ambiguïté du plaisir esthétique, de la venue à la forme, de l’éducation des sens…




samedi 30 septembre 2017

samedi 14 mars 2015

écouter: Francis Wolff, Pourquoi la musique ?


écouter: Francis Wolff, Pourquoi la musique ?
Les Nouveaux chemins de la connaissance par Adèle Van Reeth, 13.03.2015
Francis Wolff
Pourquoi la musique ?
Fayard
2015

Présentation de l'éditeur
« Lorsque j’étais enfant, j’apprenais la ‟théorie musicale” dans de petits manuels (je ne sais pas s’ils existent encore) partagés en deux : le livret vert des questions et celui rouge des réponses. La première leçon de la première année était la suivante : ‟Qu’est-ce que la musique ?” ; et sur le livret rouge, il était écrit : ‟La musique est l’art des sons”. Quel ne fut pas mon éblouissement, à l’âge de huit ans, en découvrant cette définition. Je ne sais pas si ce fut mon entrée dans la ‟théorie musicale”, mais je crois que ce fut mon entrée en philosophie. Il y avait dans cet énoncé tout le pouvoir magique des formules définitionnelles. Elle concentrait en quelques mots simples le mystère des choses impalpables. Je n’ai guère changé d’opinion : la musique est bien l’art des sons. »
De cette définition banale, « la musique est l’art des sons », ce livre tire toutes les conséquences jusqu’aux plus éloignées. Chemin faisant, il répond aux questions que nous nous posons sur la musique et sur les arts. Pourquoi, partout où il y a de l’humanité, y a-t-il de la musique ? Pourquoi la musique nous fait-elle danser ? Et pourquoi nous émeut-elle parfois ? Qu’exprime la musique pure ? Représente-t-elle quelque chose ? Et qu’est-ce que la beauté ? Est-elle dans les choses ou en nous ? Pourquoi tous les êtres humains font-ils des images, des récits, des musiques ? Que nous disent du monde réel ces mondes imaginaires ?
Les questions les plus simples sont souvent les plus profondes. Aucun livre sur la musique ou sur les arts ne les pose avec cette tranquillité et cette originalité.
Francis Wolff est philosophe, professeur à l’École normale supérieure (Paris). Il est notamment l’auteur de Socrate (PUF, 2000), Dire le monde (PUF, 2004), Philosophie de la corrida (Fayard, 2007) et Notre humanité (Fayard, 2010). Il a consacré une part importante de son enseignement à la musique.
88 extraits de musiques commentées dans le livre sont proposés à l’écoute sur le site Internet www.pourquoilamusique.fr

dimanche 25 janvier 2015

Pauline Nadrigny, Musique et philosophie au XXe siècle: Entendre et faire entendre

Pauline Nadrigny 
Musique et philosophie au XXe siècle
Entendre et faire entendre
Classiques Garnier
2015

Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage examine le rapport entre la philosophie et la composition musicale contemporaine. Désaccord, application, fréquentation, narration: quatre études ponctuelles examinent la manière dont s'entendent - ou ne s'entendent pas - philosophes et compositeurs au xxe siècle.
Table des matières


jeudi 4 avril 2013

écouter: Bernard Sève, L'Instrument de musique. Une étude philosophique

écouter:
Bernard Sève, L'Instrument de musique. Une étude philosophique
Les Nouveaux chemins de la connaissance par Philippe Petit, 05.04.2013
Bernard Sève, L'Instrument de musique. Une étude philosophique 
Du jour au lendemain par Alain Veinstein, 09.07.2013


Bernard Sève
L'Instrument de musique
Une étude philosophique
Seuil
2013

L’humanité a inventé environ 12 000 types d’instruments de musique, chacun exprimant une facette de l’imagination humaine. De façon étonnante, la philosophie néglige cet objet dont se sont depuis longtemps emparés acousticiens, musicologues, ethnomusicologues et historiens.
Relevant le défi d’une étude philosophique, Bernard Sève montre que la musique, cet art si singulier, commence pour ainsi dire avec l’usage des instruments : c’est la « condition organologique de la musique ». L’instrument, inscrit dans le temps historique dont il porte les marques, construit le temps musical de l’œuvre ou de l’improvisation. Il joue un rôle central dans l’ontologie de l’œuvre musicale : la musique est le seul art dont les instruments sont utilisés tout au long de la réalisation de l’œuvre. Une fois le tableau achevé, le peintre n’a plus besoin de son pinceau ; mais, la partition terminée, le musicien a plus que jamais besoin des instruments. En jouant l’œuvre, l’instrument passe de son corps physique à son corps musical, quand le corps naturel de l’instrumentiste se fait corps musicien.
Ainsi placé sous un jour inédit, l’instrument de musique est ici rendu à sa place essentielle.

Bernard Sève est professeur d’esthétique et de philosophie de l’art à l’université Lille 3. Il est notamment l’auteur de La Question philosophique de l’existence de Dieu (PUF, 2000), de L’Altération musicale, ou Ce que la musique apprend au philosophe (Seuil, 2002, réédition avec une préface inédite, 2013) et de De haut en bas. Philosophie des listes (Seuil, 2010).

mardi 13 mars 2012

Antonia Soulez, Au fil du motif. Autour de Wittgenstein et la musique


Antonia Soulez 
Au fil du motif
Autour de Wittgenstein et la musique 
Delatour
2012




Présentation de l'éditeur
Ces travaux centrés sur la musique explorent ce que représente cet « art de comprendre » qu’est l’activité philosophique pour Wittgenstein. Diverses approches se laissent conjuguer. En effet, qu’elle se trouve objectivée dans la partition, ou dans un jeu de sonorités, la musique est présente, sur différents modes, et à travers différentes phases de la pensée de Wittgenstein, mais aussi dans des philosophies venant d’autres traditions. En référence au « paradigme » de l’autonomie du musical, il convient de confronter Wittgenstein et Adorno sur le rapport entre musique, philosophie et culture, même si méthodes et styles diffèrent. Correspondances et contrastes se dessinent également autour de l’Idée musicale entre Wittgenstein et Schoenberg. Les parallèles n’excluent pas la littérature si l’on pense au singulier rapport de Kafka avec « notre musique ». Des lignes de force se détachent qui mettent en relief l’intelligibilité de l’œuvre, la « vie » que constitue l’expression musicale, à distinguer de « l’expression d’un vécu ». Wittgenstein représente sans doute un maillon-clef de la tradition héritée d’Hanslick, cette fois déclinée en « contexte », quitte à retourner contre elle-même la conception analytique des critères de l’explication du sens. En croisant ainsi philosophie du langage et musique, quelques rapprochements pragmatiques avec la « philosophie » de Cage sont suggérés. Allant des sources viennoises aux figures d’une pensée à l’épreuve des formes de vie, se profile la proposition d’une philosophie attachée aux aspects ou « qualia sonores ».

vendredi 2 mars 2012

René Descartes, Abrégé de musique - Compendium musicae

René Descartes
Abrégé de musique
Compendium musicae
Traduction par Frédéric de Buzon
Puf
2012

Présentation de l'éditeur
Premier ouvrage de Descartes, le Compendium musicæ, en dépit de sa brièveté, est l’un des textes les plus importants de la théorie musicale au XVIIe siècle. Rameau, en 1722, y trouvera le point de départ de sa réflexion sur les fondements de l’harmonie. Plus généralement, tout examen de l’esthé-tique cartésienne passe par l’étude de la théorie du plaisir développée dans les premières pages. Enfin l’histoire de la pensée de Descartes ne se comprend pas pleinement sans les questions ouvertes dans cet abrégé, comme la question de l’application des mathématiques et celle des passions de l’âme.
À la différence des éditions antérieures, le texte latin donné ici tient compte de la totalité des sources disponibles (manuscrits, imprimés, traductions anciennes). Parce qu’on ne disposait jusqu’ici que d’une seule traduction française, celle du P. Poisson, parue en 1668, on a souhaité proposer aussi une nouvelle version, plus proche de l’original.

samedi 4 février 2012

écouter: Quatre philosophes musiciens 4/4 : Arthur Schopenhauer



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Quatre philosophes musiciens 4/4 : Arthur Schopenhauer

02.02.2012 

Adèle Van Reeth reçoit Vincent Stanek à propos du rapport à la musique du philosophe et musicien Arthur Schopenhauer.


Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, livre III, § 52 :

"La musique, qui va au delà des Idées, est complètement indépendante du monde phénoménal ; elle l’ignore absolument, et pourrait en quelque sorte continuer à exister, alors même que l’univers n’existerait pas : on ne peut en dire autant des autres arts. (...)
C’est pourquoi l’influence de la musique est plus puissante et plus pénétrante que celle des autres arts : ceux-ci n’expriment que l’ombre, tandis qu’elle parle de l’être."                                                                                                                                                        
Vincent Stanek ©Radio France

Extraits :
- Mozart, Concerto.
- Debussy, "Children's corner".
- Debussy, Prélude, "La fille".
- Gainsbourg, "Mortel ennui".
- Castafiore
- Marlène Dietrich, "Moi, je m'ennuie".
Lectures :
- Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, livre III, paragraphe 52.
- Proust, Du côté de chez Swann, 2ème Partie, "Un amour de Swann".

vendredi 3 février 2012

écouter: Quatre philosophes musiciens 3/4 : Vladimir Jankélévitch


Ecoutez l'émission 50 minutes

Quatre philosophes musiciens 3/4 : Vladimir Jankélévitch 

01.02.2012 

Pour cette émission sur Vladimir Jankélévitch et sa relation à la musique, Adèle Van Reeth reçoit le philosophe Paul Clavier et le pianiste Ludovic Selmi, qui interprétera notamment au piano des compositions de Liszt, l'un des virtuoses qui a fait l'objet de la réflexion sur la musique de Jankélévitch.



Vladimir Jankélévitch, La musique et l'ineffable, introduction :

" Qu'est-ce que la musique ? se demande Gabriel Fauré à la recherche du "point intraduisible", de la très réelle chimère qui nous élève "au-dessus de ce qui est..." . C'est l'époque où Fauré ébauche le second mouvement de son premier Quintette, et il ne sait pas ce qu'est la musique, ni même si elle est quelque chose ! (..)  la musique est à la fois expressive et inexpressive, sérieuse et frivole, profonde et superficielle ; elle a un sens, et elle n'a pas de sens. La musique est-elle un divertissement sans portée ? ou bien est-elle un langage chiffré et comme le hiéroglyphe d'un mystère ? Ou peut-être des deux ensemble ? (...) Le charme que la musique exerce est-il une imposture, ou le principe d'une sagesse ?"

Ludovic Selmi au Clavier. Ivy Paolantonacci©Radio France
Extraits :
- Entretien avec Claude Maupomé, 2 novembre 1975, Radiofrance (archive INA)
- Entretien avec Pierre Bouteiller, archives "Carnet de notes" du 6 août 1983.
- Radioscopie avec Jacques Chancel, 13 novembre 1969.

Lectures :
- Jankélévitch, Liszt et la rhapsodie, essai sur la virtuosité.

Compositions et interprétations au piano, en direct, par Ludovic Selmi :
- Composition de Ludovic Selmi, Turminia n°26.
- Liszt, "En rêve".
- Erik Satie, "La 4ème gnossienne".
- Composition de Ludovic Selmi, Turminia n° 31.
- Liszt, "Sursum corda".

jeudi 2 février 2012

écouter: Quatre philosophes musiciens 2/4 : Theodor W. Adorno

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Quatre philosophes musiciens 2/4 : Theodor W. Adorno 

Les Nouveaux chemins de la connaissance, 31.01.2012 

Adèle Van Reeth reçoit Anne Boissière et Antoine Hennion à propos du rapport à la musique du philosophe, sociologue, musicien et musicologue Theodor W. Adorno.


Adorno, Dialectique négative, introduction :

"Le démontage des systèmes et du sytème n'est pas un acte épistémologique formel. Ce que le système voulut jadis procurer aux détails ne doit être recherché qu'en eux. (...). Il exige que le penseur s'arrête à ce qu'il y a de plus infime. Il ne s'agit pas de philosopher sur le concret mais bien plutôt à partir de lui."

Antoine Hennion et Anne Boissière IVY PAOLANTONACCI©RADIO FRANCE
Extraits :
- Garcia, "Sentimental journey".
- Adorno, dans "L'art dans la société d'aujourd'hui : rencontre internationale de Genève", "Heure de culture française", le 23 décembre 1967. (archive INA).
- "Alabama Song", version originale de "Whisky Bar" des Doors, tiré du spectacle musical "Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny", de Bertold Brecht et Kurt Weil, 1930.
- Mahler, 3ème symphonie.
- Les trois frères, film réalisé par Didier Bourdon et Bernard Campan, sorti en 1995.
- Live des Rolling stones, "We want Stones !"
- Adorno, String Quartet.
- Big Soul, "Le brio".
Lectures :
- Adorno, Mahler, une physionomie musicale (édition de Minuit, p. 112-113)

mardi 31 janvier 2012

écouter: Quatre philosophes musiciens 1/4 : Jean-Jacques Rousseau avec Jean-François Perrin

Ecoutez l'émission 50 minutes

Quatre philosophes musiciens 1/4 : Jean-Jacques Rousseau avec Jean-François Perrin


Les Nouveaux chemins de la connaissance, 30.01.2012



Jean-Jacques Rousseau, Essai sur l'origine des langues, chapitre II :

"Ce n'est ni la faim, ni la soif, mais l'amour, la haine, la pitié, la colère, qui leur ont arraché les premières voix. Les fruits ne se dérobent point à nos mains, on peut s'en nourrir sans parler ; on poursuit en silence la proie dont on veut se repaître ; mais pour émouvoir un jeune cœur, pour repousser un aggresseur injuste, la nature dicte des accents, des cris, des plaintes : voilà les anciens mots inventés, et voilà pourquoi les premières langues furent chantantes et passionnées avant d'être simples et méthodiques".


Jean-François Perrin ©Radio France


Extraits :
- Beethoven, Quatuor à cordes n°12.
- Starobinski, Entretiens avec Michel Djian, sur Le devin du village.
- Jean-Jacques Rousseau, Le devin du village.
- Rameau, "Les boréades".
- "Pergolesi", Giavanni Battista, Ensemble baroque de Nice, Direction Gilbert Bezzina.
- Desproges, "Accents toniques".
- Rameau, "Enlèvement d'Adonis".
- Maria Callas, "Casta Diva".
Lectures :
- Rousseau, Essai sur l'origine des langues, chapitre XII.
- Rousseau, La Nouvelle Héloïse, 3ème partie, Lettre 18.

dimanche 8 janvier 2012

Revue Filigrane n°13 - Deleuze et la musique


Revue Filigrane n°13 - Deleuze et la musique
Editions Delatour, 2012

En 2010-11 s’est déroulé un séminaire « nomade » sur Gilles Deleuze et la musique. Co-dirigé par Pascale Criton, Jean-Marc Chouvel et Anne Sauvagnargues, ce séminaire, partant du Cdmc et passant par les universités Paris 8, de Saint-Étienne et Paris 4 pour se terminer à l’université Paris 1, a réuni un nombre important de chercheurs (notamment musicologues et philosophes). Notre revue s’est associée à ce projet en publiant un appel à communication sur Deleuze et la musique. Elle a reçu un peu plus d’une vingtaine de propositions – émanant principalement de l’étranger – dont dix ont été retenues par un comité de lecture composé de Pascale Criton, Danielle Lories, Nick Nesbitt, Carmen Pardo, Andrea Vestrucci ainsi que des membres du comité de rédaction de la revue. À ces textes se sont ajoutés deux articles de « deleuziens » notoires, Pascale Criton et François Decarsin.

samedi 29 octobre 2011

Marie-Pauline Martin, Juger des arts en musicien. Un aspect de la pensée artistique de Jean-Jacques Rousseau


Marie-Pauline Martin  
Juger des arts en musicien 
Un aspect de la pensée artistique de Jean-Jacques Rousseau
Éditions de la Maison des sciences de l'homme
2011


Présentation de l'éditeur
La confrontation des écrits artistiques et musicaux de Jean-Jacques Rousseau se révèle féconde en ce qu'elle permet d'observer, avec précision dans l'esprit d'un intellectuel du siècle des Lumières, la manière dont la musique peut être pensée et vécue, pour devenir finalement l’aune à laquelle tous les arts sont appréciés. Posé tout d’abord comme référent, l’objet musical soumet en effet, dans le discours de Rousseau, les autres arts à l’épreuve de sa propre spécificité ; pensé encore comme modèle d’une conception particulière du beau, il fournit l’instrument d’une appréciation des autres disciplines, met en jeu leur propre statut et leur ordonnance hiérarchique. Ainsi, bien plus qu’une pratique, l’art musical devient, pour Rousseau, une norme esthétique, autorisant qu’il juge des arts en musicien. Exprimé avec conviction dans ses écrits musicaux (principalement le Dictionnaire de musique et l’Essai sur l’origine des langues), ce parti fédère par ailleurs plusieurs de ses œuvres littéraires, biographiques et politiques. Par son analyse, Marie-Pauline Martin propose ainsi de relire certains écrits du philosophe à la lumière d’un enthousiasme, et même d’une foi absolue, en l’effet moral de la musique.
Docteur en histoire de l'art, diplômée de musicologie et de philosophie, Marie-Pauline Martin consacre ses recherches à l'étude du système des arts, ainsi qu'à la culture de l'artiste et de l'amateur au XVIIIe siècle. Allocataire-moniteur à l'Université de Paris I, puis chargée d'enseignement à l'Université de Nantes, elle travaille aujourd'hui, pour le Centre allemand d'histoire de l'art, à l'édition critique intégrale des Conférences de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Parallèlement, elle est pensionnaire à l'Institut national d'histoire de l'art, attachée au programme « L'art par-delà les beaux-arts ».

mardi 7 juin 2011

en ligne: Methodos. Savoirs et textes, 11 | 2011 L'instrument de musique

Methodos. Savoirs et textes, 11 | 2011 L'instrument de musique
Approches esthétiques et ontologiques
Le présent numéro est issu d’un séminaire intitulé « L’instrument de musique. Approches ontologiques et esthétiques », tenu durant les années 2008-2009 et 2009-2010 dans le cadre de l’UMR 8163, « Savoirs, Textes, Langage », et animé par Bernard Sève. Étudié par les physiciens, les musicologues, les historiens des arts et des techniques, l’instrument de musique est largement négligé par les philosophes de l’art. Les dix études ici réunies sont dues à des chercheurs dont les travaux s’inscrivent dans des champs disciplinaires assez différents, mais elles sont toutes marquées par le souci de penser philosophiquement l’instrument de musique. Dans leurs convergences comme dans leurs désaccords, ces études témoignent de la pertinence et de la fécondité d’une recherche interdisciplinaire consacrée à l’instrument de musique. Bernard Sève

dimanche 24 avril 2011

écouter: Michel Deguy, poésie et musique

écouter: Michel Deguy, poésie et musique
Je l'entends comme je l'aime
par François Noudelmann
17.04.2011



Michel Deguy et François Noudelmann © Radio France
Depuis la publication de Fragment du cadastre en 1960 puis de nombreux recueils de poèmes, comme Tombeau de Du Bellay ou Gisants, Michel Deguy poursuit sans relâche une réflexion sur la poétique et sur les figures. Fondateur de la revue Po&sie qu'il dirige depuis 1977, il tient le cap d'une écriture et d'une pensée qui ne plient pas devant le divertissement culturel. Michel Deguy écrit régulièrement des essais de prose poétique et convoque son temps avec un œil et une écoute critiques. Baudelaire et son spleen de Paris ne sont pas loin. Michel Deguy est notre semblable, notre frère, mais il parle une langue étrangement singulière, entre le verbe ancien et l'extrême contemporain. Dans Je l'entends comme je l'aime il analyse les relations entre poésie et musique.



Peter Szendy © Radio France
Rencontre avec Peter Szendy, musicologue et philosophe


Vous pourrez entendre au cours de l'émission :

- Carnaval op 9 pour piano - Papillons de Robert Schumann
- Leçon de ténèbres de François Couperin
- Trois soeurs de Peter Eötvös
- Gibraltar d'Abd Al Malik
- Intermezzo n°7 opus 76 de Johannes Brahms interprété par Agnès Olier
- L'invitation au voyage de Léo Ferré
- Récitatif sur Prose d'Agnès Olier, sur un texte de Michel Deguy, interprété en direct du studio par Michel Deguy (voix) et Agnès Olier (piano)
- Orchestre de Gamelan

dimanche 10 avril 2011

écouter: Yves Michaud, philosophie et musique

écouter: Yves Michaud, philosophie et musique
Je l'entends comme je l'aime
par François Noudelmann
10.04.2011

Le philosophe Yves Michaud revendique son éclectisme et il écoute aussi bien des cantates de Bach que la techno la plus actuelle. Cette disponibilité à tous les genres tient moins à l'arbitraire des plaisirs qu'à une attitude non dogmatique, et à son intérêt pour des objets très variés. De fait Yves Michaud se déplace sur de nombreux terrains. Ce spécialiste de Locke et de Hume, et plus généralement de l'empirisme, écrit des ouvrages de philosophie politique sur la violence. Il a aussi dirigé l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, et il publie des essais parfois polémiques sur l'art contemporain. Il est le concepteur et l'organisateur de l'Université de tous les savoirs qui permet à un grand public d'accéder aux connaissances les plus pointues.


Yves Michaud © Radio France
Héritier des Lumières anglaises et libérales, Yves Michaud porte ses oreilles et sa réflexion vers tous les domaines et tous les publics. Il tient un blog sur site web du journal Libération où il parle aussi bien du dernier concert de Pierre Henry que de l'identité basque. La ballade musicale qu'il nous propose croise donc naturellement Fauré et Donna Summer.
Le prodige du piano jazz contemporain, Tigran Hamasyan, qui vient de sortir son album A Fable y ajoutera ses inspirations multiples, entre rock anglais et folklore arménien.


Tigran Hamasyan © Radio France

Rencontre avec Tigran Hamasyan, pianiste



Vous pourrez entendre autour de l'émission :

- What the Waves Brought extrait de l'album A Fable de Tigran Hamasyan
- Lascia ch'io pianga (air d'Almirena) extrait de Rinaldo de Georg Friedrich Haendel, interprété par Cecilia Bartoli
- Extraits des Nocturnes de Gabriel Fauré et de Claude Debussy, interprétés en studios par Agnès Olier
- Love to love you baby de Giorgio Moroder, interprété par Donna Summer
- Samsara de Tigran Hamasyan, interprété par lui-même en studio
- Chropuspel Zündung extrait de l'album Fabric 36 de Ricardi Villalobos
- Yves Michaud nous fait le cadeau d'une lecture
- Carnaval extrait de l'album A Fable de Tigran Hamasyan