Sabine Trebinjac
Le pouvoir en chantant, I
L'art de fabriquer une musique chinoise
Publications de la Société d'ethnologie
Présentation de l'éditeur
En Chine, la place accordée à la musique est étonnante. À la fois ferment de la légitimité politique et symbole du pouvoir, la musique est étroitement liée au domaine politique. Les dirigeants y veillent, aidés par un formidable réseau d’institutions musicales. Appelés à collecter les musiques de Chine, la dizaine de milliers de fonctionnaires qui y travaillent œuvrent à la fabrication d’une musique nationale chinoise. La tradition laisse alors place au traditionalisme d’État. C’est au travers de la musique ouïgoure que cette incroyable alchimie a été comprise. Musique heptatonique jouée principalement sur des vièles et des luths, elle s’inscrit dans le monde musical irano-arabo-türk. Pourtant elle aussi a été intégrée dans cet extraordinaire florilège qu’est la musique de Chine. Au terme du livre, force est de constater que si, en Chine, le pouvoir s’exerce en chantant, chanter peut aussi avoir autorité sur le pouvoir.
Sabine Trebinjac
Le pouvoir en chantant, II
Une affaire d'État... impériale
Publications de la Société d'ethnologie
Présentation de l'éditeur
À l'issue du premier tome du Pouvoir en chantant, consacré à la Chine contemporaine, l'hypothèse était formulée qu'il pouvait exister une certaine continuité historique entre l'ancienne Chine et la Chine contemporaine concernant la musique et ses institutions.
Afin de valider ou d'infirmer cette hypothèse, l'auteur s'appuie sur une démarche pluridisciplinaire mêlant la philosophie, l'anthropologie et l'acoustique. Elle livre ainsi au lecteur la traduction d'un traité confucéen du 2e siècle av. J.-C. consacré à la musique, qui permet d'appréhender la place de celle-ci dans la pensée de la Chine ancienne. Elle cherche également dans les annales historiques les mentions ayant trait à la musique et aux institutions musicales, avant d'illustrer par quelques exemples la réalité du travail musical dont était chargées lesdites institutions : élaboration de la musique impériale, travail préparatoire de la musique rituelle, organisation des collectes musicales, modification des étalons sonores, réglage des instruments...
Fort de ses deux tomes, Le pouvoir en chantant met clairement en évidence la place et le rôle tenus par les affaires musicales au sein de l'organisation politique globale de l'État chinois tant impérial que communiste.
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(Débutants, Confirmés, Professionnels)
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dimanche 6 mars 2011
samedi 5 mars 2011
video: Sabine Trebinjac, Un regard ethnosociologique sur les musiques chinoise et ouïgoure
Responsable(s) de cet entretien : Aygun Eyyubova - ESCoM-FMSH, Paris, France
Date et lieu de l'entretien : Jeudi 28 juin 2007 -
Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 54 bd raspail, 75006 Paris, France
Contact : contact-aar@msh-paris.fr
Réalisation : Camille Bonnemazou (ESCoM-FMSH, Paris, France) , Aygun EYYUBOVA (ESCoM-FMSH, Paris, France)
Dans cet entretien, Sabine TREBINJAC nous explique la signification de ce que nous appelons « musique chinoise ». Celle-ci comprend l’ensemble des musiques ethniques présentes en Chine et sur lesquelles l'Etat a appliqué une procédure de contrôle et de traditionnalisation. Elle nous détaille ce processus sur l’exemple de la musique ouïgoure, d’origine turque. Le chercheur nous initie également aux particularités de la musique ouïgoure, notamment celles du genre Muqam. Pour donner une idée plus précise et conviviale de la musique ouïgoure, Sabine Trebinjac nous fait écouter deux morceaux de muqam ouïgour, issus de son disque "Turkestan Chinois/ Xinjiang" élaboré en coopération avec Jean During et édité, en 1990, par Radio France OCORA.
Les extraits de musique présentés sur le site sont accompagnés de prises de vue du Xinjiang effectuées par Sabine Trebinjac.
Sabine TREBINJAC est chercheur au CNRS, au Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparatives, à l’Université Nanterre - Paris X. Elle y est également chargée de cours en ethnologie. Sabine Trebinjac est à la fois ethnologue, historienne, sociologue de la musique et sinologue. Ses travaux de recherche portent sur la Chine ancienne et contemporaine, elle étudie notamment les relations entre la politique d’Etat et la musique. Ayant effectué de nombreux séjours en Chine, elle s’est, depuis bientôt vingt ans (1988), intéressée au Turkestan chinois, ses populations türk et ses musiques inscrites dans un monde musical irano-arabo-türk.
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