Vidéo pédagogique conçue et réalisée par Marie Marty (illustration, animation) et Moreno Andreatta (encadrement scientifique, interprétation piano) dans le cadre du projet ProAppMaMu (Processus et techniques d'apprentissages des savoirs 'mathémusicaux'), avec le soutien de la Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires (MITI) du CNRS.
Publié à l’occasion de l’exposition Electrosound organisée à Paris à l’Espace Fondation EDF, Electrosound,
le livre, à la fois catalogue et ouvrage historique de référence, se
consacre à l’évolution, aux usages, aux courants et aux esthétiques de
la musique électronique. Tout comme l’exposition, il balaie un large
spectre des musiques électroniques, allant de 1945 à nos jours, des
pionniers et chercheurs de l’après-guerre jusqu’au triomphe actuel et
populaire de l’electro. À travers le prisme des instruments ou des
technologies comme le home-studio, les premiers sampleurs, les
synthétiseurs Moog, le MIDI, le logiciel Ableton Live, les firmes Roland ou EMS, le circuit-bending et le do it yourself,
sans oublier les dernières recherches en matière de spatialisation et
de traitement du son, les textes du catalogue évoquent la manière dont
chacun de ces outils se révèle emblématique d’une époque, d’une
esthétique, d’un contexte sociotechnique, de la pratique des artistes et
des ingénieurs qui ont façonné la musique électronique du XXe et XXIe siècle.
Richement illustré en photos d’époques et en encadrés, le livre comporte
par ailleurs de nombreux témoignages, citations et entretiens
d’artistes comme Jean-Michel Jarre ou Kraftwerk.
• Auteurs : Mark Brend, RolandCahen, Éric Deshayes, Jean-Louis Frechin,
Mathieu Guillien, David Korn, Olivier Lamm, Jean-Yves Leloup, François
Pachet, Uros Petrevski, Jean-Philippe Renoult, David Toop
Active Acoustics on Guitar from otso lahdeoja on Vimeo.
Acoustic guitar augmentation with electronic sounds driven into the soundboard with vibration speakers. All sounds radiate directly from the guitar, no external speakers, no post-processing. Otso Lähdeoja, 2015.
Harmonie, astronomie et musique
avec Jean-Pierre Luminet, Dominique Proust, Jean-Claude Risset
documentaire réalisé à l'occasion de l'année mondiale de l'astronomie 2009
Pierre Lemarquis Portrait du cerveau en artiste
Odile Jacob
2012
Présentation de l'éditeur
Oui, les proportions harmonieuses d’un tableau ou d‘une sculpture
induisent un sentiment de bien-être. Oui, les couleurs agissent sur nos
émotions, notre créativité, notre concentration, voire notre force
physique. Oui, la musique a le pouvoir de soulager la douleur et de
stimuler la mémoire.
Les philosophes ont les premiers pressenti
l’impact du beau et des créations artistiques sur le cours de notre
existence, sur notre humeur, notre état d’esprit et notre santé. Leurs
thèses sont désormais confirmées par les neurosciences, qui nous
révèlent comment notre cerveau et, par là, notre corps entrent en
résonance avec la beauté.
Et si l’art pouvait vraiment aider chacun de nous à vivre mieux et plus longtemps ?
Pierre
Lemarquis est neurologue. Membre de la Société française de neurologie,
de la Société de neurophysiologie clinique de langue française et de
l’Académie des sciences de New York, attaché d’enseignement d’éthologie à
l’université de Toulon-La Garde, il est notamment l’auteur de Sérénade pour un cerveau musicien, qui a été un grand succès.
Des musiques vieilles de vingt-cinq siècles.... Une partition du IV siècle avant JC a été retrouvée en 2002 dans une boite à biscuits au musée du Louvre. Un concert exceptionnel y est donné cette semaine.
Annie Belis est directrice de recherches au CNRS, et spécialiste des musiques antiques depuis plus de 30 ans. Elle est l'une des rares a avoir pu déchiffrer cette partition, car elle maîtrise les clés du système musical grec, très différent du nôtre.
Ce papyrus du Louvre comporte 15 lignes de textes de musique datant du IVe siècle : Médée signée Carcinos le Jeune, mentionnée par Aristote dans sa "Rhétorique".
Annie Belis a également fait un appel à un luthier pour restituer le plus fidèlement possible des cithares romaines, des lyres, ... en se fondant sur des sources visuelles.
L'ensemble Kérylos se produira en concert jeudi 8 novembre 2011 à 20h30 sous la direction d'Annie Belis au musée du Louvre.
Les journées d'étude 2009 de la Société avaient pour titre "ethnographies du copyright". Ci-dessous, les résumés des communications et leurs captations vidéo (signalées par un * dans la liste qui suit).
L'Atelier du son
par Thomas Baumgartner
07.10.2011
59 minutes
Floy Krouchi, prix Italia & Dominique Petitgand, prix de la Biennale de Lyon
Floy Krouchi, bassiste, compositrice etartiste sonore.
Prix Italia 2011 pour
son ACR Hijras Diaries, journal
transgenre d'une famille hijra réalisé par Marie-Laure Ciboulet.
Avant la rediffusion de Hijras Diaries, le 1er novembre prochain dans
les Ateliers de la Nuit, conversation avec Floy Krouchi. On parle avec
elle de ses projets "indiens", dont l'ACR récompensé par le prix Italia
fait partie. Nous faisons ce soir avec Floy Krouchi un tour de ses
univers, de son "territoire", où les questions de l'identité et des
frontières - réelles ou figurées - sont centrales. Il est aussi question
du prix Luc Ferrari qu'elle a remporté il y a un an.
Deux
photos de la performance multimédia SAKHIRI et des ateliers d'écritures
réalisés en Inde en 2005 avec les Hijras. Ce projet a ensuite été
traduit et mis en onde pour l'ACR Hijras Diaries, journal
transgenre d'une famille hijra réalisé par Marie-Laure Ciboulet.
Dans la deuxième partie de l'émission, Dominique Petitgand, artiste
sonore, vient nous parler de son rapport à la langue (française ou
étrangère) dans ses pièces sonores. Ilvient de recevoir le prix
de l'artiste francophone de la biennale
d'art contemporain de Lyon, pour la pièce intitulée "A la merci", dont
on entend un extrait ce soir. Traduction, transformation de l'oeuvre,
énergie de la voix : voilà de quoi il est question en sa compagnie.
Dominique Petitgand sur le
site de gbagency
La Méditerranée est la région du monde qui abrite le plus de sites
classés au patrimoine mondial de l'Unesco. Mais cette richesse
éblouissante laisse dans l'ombre de véritables joyaux... À Sidi Bou
Saïd, petit village de la baie de Tunis, se dresse un palais méconnu.
Son décor enchanteur évoque les rêves des 1001 Nuits. Nous sommes chez
le baron Rodolphe d'Erlanger, musicologue reconnu et véritable défenseur
des traditions locales du XIXe siècle. Le lieu se veut un écrin qui met
en valeur la musique et l'architecture arabes..
Rafael Andia : Vous avez
écrit : "Tellur
est le fruit de la rencontre d'un vieux désir - celui d'écrire
pour la guitare en utilisant toutes les techniques de ce qui est pour moi la
"vraie" guitare -et d'un guitariste possédant à fond
ces techniques particulières aussi bien que traditionnelles". Une
question qui intéressera sûrement nos lecteurs : qu'est la "vraie"
guitare ? TRISTAN MURAIL : Mon impression
est que la guitare classique telle qu'on l'entend habituellement est une trahison
de l'instrument originel : en fait c'est un produit du XIXe siècle. On
a cherché à singer les autres instruments et à faire de
la guitare quelque chose de respectable, c'est-à-dire capable de jouer
de la musique classique. La guitare est à l'origine un instrument "ethnique".
D'origine arabe (quitara), elle est recueillie en Espagne pour jouer la musique
arabo-andalouse et le flamenco, mais avec une technique de jeu très différente
qui aboutit à des sons très différents : ceux que j'utilise
dans Tellur.
Ce que j'aime dans la guitare, ce n'est justement pas la guitare de SEGOVIA,
son côté poli et bienséant, mais l'utilisation qu'on en
fait dans le flamenco et aussi la musique sudaméricaine, bien que je
ne raffole pas de ces musiques-là pour elles-mêmes.
R.A. - Alors BACH à la guitare... ?
T.M. - Je trouve cela horriblement ennuyeux ; je préfère l'entendre
au clavecin !
R.A. - Quelques guitaristes et certains compositeurs pensent que la guitare
à dix cordes apporte une solution au problème de l'écriture
contemporaine pour guitare. Qu'en pensez-vous ?
T.M. - Les limitations de la guitare ne viennent pas du nombre de cordes mais
bien du nombre de doigts ! Le guitariste n'a de toutes façons que quatre
doigts à utiliser à la main gauche. Donc, déjà à
sur une six cordes il reste au moins deux cordes qu'on ne peut utiliser qu'à
vide ou en barré. Résultat: c'est toujours l'accord à vide
qu'on entend (partiellement) dans toutes les pièces de guitare..Dans
Tellur, l'écriture
en rasgueados sur toutes les cordes m'a posé ce problème : j'avais
plutôt deux cordes de trop que quatre de moins !
La "scordatura"(accord de départ mi, la, ré, sol, si,
mi modifié) peut aider à tourner cette difficulté. J'ai
aussi utilisé l'index de la main droite comme auxiliaire de la main gauche
sur la plaque de touches pour obtenir des notes autres que celles des cordes
à vide.
Pour des harmonies ou des polyphonies complexes, il existe aussi des subterfuges
comme celui de combiner trilles et rasgueados : on peut obtenir ainsi des "accords"
de huit sons sur une guitare à six cordes !
R.A. - Que représente Tellur
dans votre œuvre ?
T.M. - Tellur est plutôt un défi
dans mon œuvre. La nature de la guitare est tellement opposée au
type de musique que j'écris. J'utilise habituellement des évolutions
de masses de sons, des superpositions complexes. Avec la guitare on n'a pas
de masse ni non plus le soutien du son.
R.A. - Ce pari n'était-ce pas un peu la grenouille qui veut se faire
aussi grosse que le bœuf ?
T.M. - Oui, il s'agissait de transformer la guitare en orchestre symphonique.
Mais non pas par une augmentation de la densité de l'écriture
au sens traditionnel, car on atteint très rapidement une limite pour
l'exécution. Le travail se fait sur un autre plan : dans l'articulation,
les timbres, dans d'autres dimensions de la guitare peu explorées.
R.A. - A ce propos, on entend parfois dire de la musique contemporaine en général
que c'est surtout une suite d'effets gratuits, de gadgets sonores. A la guitare,
par exemple, on assiste souvent à de belles "collections de timbres"
dans des pièces dites modernes.
T.M. - Il est vrai que l'on a souvent utilisé dans la musique contemporaine
des effets de timbre que j'appellerai "décoratifs" car ils
servent d'ornementation au sens de la musique ancienne. Mais ce n'est pas du
tout ce que j'ai voulu. J'ai recherché a travers la guitare des moyens
d'exprimer ce que j'exprimais ordinairement en musique ; ce résultat
instrumental est une conséquence de cette recherche, c'est-à-dire
la conséquence d'une volonté d'organisation et de composition
et non un préalable. Je n'ai pas voulu modifier les principes d'écriture
que j'emploie pour l'orchestre ou la musique de chambre. Ce que j'ai du modifier
au contraire, c'est la façon de voir la guitare, ou plutôt, j'ai
du redécouvrir (ou à défaut, inventer) ce qui dans la guitare
pouvait correspondre à mes besoins d'organisation et d'évolution
du son. A partir de ce moment-là, tous ces "effets" s'inscrivent
alors dans une logique formelle extrêmement rigide.
Mais tout ceci n'empêche pas que la pièce fasse beaucoup d'effet,
ce
que je recherche aussi !
R.A.- Que représente la guitare pour un jeune compositeur de la fin du
XXe siècle comme vous ?
T.M. - Comme pour tous les instruments, je crois qu'on a dépassé
le stade des connotations : autrefois le hautbois était champêtre
et la guitare espagnole. On l'utilise maintenant pour son timbre qui est très
beau, très chaud (cf. Le Marteau sans Maître).
Néanmoins, elle est conçue pour la musique tonale et elle en souffre
de même que la harpe ou le piano.
Il faut surtout que les guitaristes classiques évoluent. J'aimerais qu'ils
puissent maîtriser ces techniques nouvelles, notamment les rasgueados
et les techniques de percussion et d'entretien du son, et les ajoutent aux traditionnelles.
C'est pour tous les instruments que l'évolution se fait actuellement
dans le sens du timbre. Voyez les vents où les recherches ont débouché
sur des possibilités multiphoniques et des timbres complexes.
R.A. - Vous vous occupez de plus en plus de musique électroacoustique,
notamment au sein de ITINERAIRE. Croyez vous que, dans l'avenir, les instruments
seront éliminés peu à peu ou au contraire cohabiteront
en bon ménage avec le son. synthétique ?
T.M. - Mieux que ça, la tendance actuelle est au rapprochement et même
à la synthèse des deux. Avec le synthétiseur, on peut arriver
à une sorte de contrôle de l'instrumentiste sur le son électronique
qui est des plus intéressant. Par exemple, il y a actuellement des synthétiseurs
qui peuvent être commandés par un saxophoniste et qui fonctionnent
comme un saxophone : ils répondent au souffle et aux coups de langue
! Et on peut avoir toutes les possibilités d'hybridation entre l'électronique
et l'instrumental.
R.A. - Et pour la guitare ?
T.M. - Pour la guitare cela existe déjà depuis longtemps : c'est
la guitare électrique ! Je l'ai beaucoup utilisée dans les œuvres
d'ensemble : elle permet un contrôle très fin, très précis
du son électronique. Mais cette question pourrait faire l'objet de tout
un article !
Published in Les Cahiers de la Guitare n° 12 / 1984; "TELLUR", an analysis