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jeudi 27 novembre 2014

Matthieu Saladin , Esthétique de l’improvisation libre: Expérimentation musicale et politique

Matthieu Saladin
Esthétique de l’improvisation libre
Expérimentation musicale et politique
Ohcetecho
Presses du réel
2014

Présentation de l'éditeur
À travers l'étude des trois ensembles AMM, Spontaneous Music Ensemble et Musica Elettronica Viva, ce livre analyse l'esthétique de l'improvisation libre au tournant des années 1960-1970 en Europe, période d'émergence de cette pratique au sein des musiques expérimentales. Les problématiques essentielles qui structurent le processus de création de l'improvisation libre y sont tour à tour abordées : les rapports à la liberté et aux règles, à la mémoire et aux habitudes, l'in situ, la création collective ou encore l'expérimentation musicale. Cet essai se concentre également sur la relation qui unit l'émergence de cette pratique et son contexte sociohistorique afin de considérer ce que l'on pourrait appeler la « politique » de l'improvisation, caractérisée par l'a priori démocratique qui la sous-tend et l'émancipation musicale à laquelle elle prétend conduire les musiciens qui s'y engagent. Il apparaît alors que l'expérimentation à l'œuvre dans la pratique de l'improvisation libre ne saurait être réduite à la seule recherche musicale abstraite, détachée des contingences du monde, mais qu'elle se doit d'être envisagée comme double, répondant d'une dualité constitutive : à la fois expérimentation musicale et expérimentation politique.
Membre du comité de rédaction de la revue de recherche Volume ! (éditions Seteun) et directeur de rédaction de la revue Tacet, Matthieu Saladin est spécialiste des musiques expérimentales. Il enseigne la philosophie de l'art à la Haute Ecole des Arts du Rhin et participe à l'équipe de recherche Musique et Arts Sonores, Institut ACTE (Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne/CNRS).
Sa pratique artistique se présente sous différentes formes, de l'installation, sonore ou non, à la publication, en passant par la conception de logiciels, la performance, la vidéo et la conférence. Elle relève d'une approche conceptuelle, réfléchissant sur l'histoire des formes, des processus de création et des constructions sociales, ainsi que sur les rapports entre art et société du point de vue économique et politique. 


dimanche 8 janvier 2012

Revue Filigrane n°13 - Deleuze et la musique


Revue Filigrane n°13 - Deleuze et la musique
Editions Delatour, 2012

En 2010-11 s’est déroulé un séminaire « nomade » sur Gilles Deleuze et la musique. Co-dirigé par Pascale Criton, Jean-Marc Chouvel et Anne Sauvagnargues, ce séminaire, partant du Cdmc et passant par les universités Paris 8, de Saint-Étienne et Paris 4 pour se terminer à l’université Paris 1, a réuni un nombre important de chercheurs (notamment musicologues et philosophes). Notre revue s’est associée à ce projet en publiant un appel à communication sur Deleuze et la musique. Elle a reçu un peu plus d’une vingtaine de propositions – émanant principalement de l’étranger – dont dix ont été retenues par un comité de lecture composé de Pascale Criton, Danielle Lories, Nick Nesbitt, Carmen Pardo, Andrea Vestrucci ainsi que des membres du comité de rédaction de la revue. À ces textes se sont ajoutés deux articles de « deleuziens » notoires, Pascale Criton et François Decarsin.

mardi 7 juin 2011

en ligne: Methodos. Savoirs et textes, 11 | 2011 L'instrument de musique

Methodos. Savoirs et textes, 11 | 2011 L'instrument de musique
Approches esthétiques et ontologiques
Le présent numéro est issu d’un séminaire intitulé « L’instrument de musique. Approches ontologiques et esthétiques », tenu durant les années 2008-2009 et 2009-2010 dans le cadre de l’UMR 8163, « Savoirs, Textes, Langage », et animé par Bernard Sève. Étudié par les physiciens, les musicologues, les historiens des arts et des techniques, l’instrument de musique est largement négligé par les philosophes de l’art. Les dix études ici réunies sont dues à des chercheurs dont les travaux s’inscrivent dans des champs disciplinaires assez différents, mais elles sont toutes marquées par le souci de penser philosophiquement l’instrument de musique. Dans leurs convergences comme dans leurs désaccords, ces études témoignent de la pertinence et de la fécondité d’une recherche interdisciplinaire consacrée à l’instrument de musique. Bernard Sève

jeudi 21 avril 2011

Martin Kaltenecker, L’Oreille divisée : discours sur l’écoute musicale aux XVIIIe et XIXe siècles


Martin Kaltenecker
L’Oreille divisée : discours sur l’écoute musicale aux XVIIIe et XIXe siècles
éditions MF
2010

Présentation de l'éditeur
Ce livre interroge les discours sur l’écoute musicale à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, moment où l’on remarque une inquiétude croissante au sujet des risques qu’elle encourt. L’œuvre peut alors s’affranchir d’un ensemble de codes qui garantissaient une communication immédiate – par référence à la rhétorique – pour inventer à chaque fois des règles ou des organismes nouveaux, que saisira une écoute répétée. S’adressant au XVIIIe siècle aussi bien à l’amateur qu’au connaisseur, à partir de Beethoven, l’œuvre pourra constituer à chaque fois sa propre communauté d’écoute.
L’écoute musicale, comprise comme l’appréhension d’une œuvre, est en même temps étroitement liée aux théories portant sur la perception, qui peuvent même prendre le pas sur elles à certaines époques. Ces théories sont influencées de leur côté par des textes théologiques ou philosophiques assurant la suprématie de l’œil sur l’oreille, ou l’inverse. Quant à l’écoute musicale, elle revêtira différentes figures dont on suit ici le développement : une écoute par association d’images, une écoute structurelle, une écoute sublime ou une écoute de l’ineffable.
Le notion de discours est entendue au sens fort, comme producteur d’effets concrets : aménagement de lieux favorisant telle ou telle écoute, construction sociale d’attitudes – se taire, fermer les yeux, n’applaudir qu’à la fin d’un morceau… –, mais aussi marque imprimée sur les œuvres elles-mêmes, qui visent un certain type d’écoute : un compositeur ne crée pas seulement à partir de techniques d’écriture ou d’une vision poétique, mais aussi à partir de discours, dont la trace se repère dans ses partitions.
lire un extrait du texte


Martin Kaltenecker, musicologue et traducteur, a été producteur à France Musique (1982-2007). Membre fondateur de la revue Entretemps (1986-1992), il a été boursier du Wissenschaftskolleg zu Berlin (2006/2007) et il est depuis 2006 chercheur associé au Centre de Recherches sur les arts et le langage (EHESS, Paris). Il a enseigné aux universités de Poitiers et de Paris 7 et intervient régulièrement dans le séminaire « Musique et sciences sociales ») à l’EHESS. Outre de nombreux articles sur l’esthétique de la musique au XIXe et XXe siècle, il a publié La Rumeur des Batailles (Fayard, 2000) et Avec Helmut Lachenmann (Van Dieren, 2001). Il a co-dirigé l’ouvrage collectif Penser l’Œuvre musicale au 20e siècle : avec, sans, contre l’histoire ? (CDMC, 2006). Parmi ses dernières publications figurent : « Opéras d’art et d’essai. Notes sur les traces du Symbolisme dans l’opéra contemporain », (La Parole sur scène, Paris : L’Harmattan, 2008) et « À propos du contexte philosophique et physiologique du paradigme rhétorique au XVIIIe siècle », Revue de Musicologie, 95/1 (2009).

mardi 16 novembre 2010

Alessandro Arbo, ARCHÉOLOGIE DE L'ÉCOUTE. Essais d'esthétique musicale

Alessandro Arbo
ARCHÉOLOGIE DE L'ÉCOUTE
Essais d'esthétique musicale

L'Harmattan
2010


Présentation de l'éditeur
L'écoute connaît depuis quelques années un important regain d'intérêt dans les savoirs musicologiques, plus traditionnellement concentrés sur l'analyse de la partition et la mise en contexte des œuvres et des compositeurs. Elle a fait cependant depuis longtemps l'objet de l'attention des philosophes et des écrivains. Mais que signifie décrire ou expliquer la musique en tant qu'objet d'une audition ? Comment un discours s'organise-t-il autour d'un objet apparemment fuyant ?