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jeudi 21 avril 2011

Martin Kaltenecker, L’Oreille divisée : discours sur l’écoute musicale aux XVIIIe et XIXe siècles


Martin Kaltenecker
L’Oreille divisée : discours sur l’écoute musicale aux XVIIIe et XIXe siècles
éditions MF
2010

Présentation de l'éditeur
Ce livre interroge les discours sur l’écoute musicale à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, moment où l’on remarque une inquiétude croissante au sujet des risques qu’elle encourt. L’œuvre peut alors s’affranchir d’un ensemble de codes qui garantissaient une communication immédiate – par référence à la rhétorique – pour inventer à chaque fois des règles ou des organismes nouveaux, que saisira une écoute répétée. S’adressant au XVIIIe siècle aussi bien à l’amateur qu’au connaisseur, à partir de Beethoven, l’œuvre pourra constituer à chaque fois sa propre communauté d’écoute.
L’écoute musicale, comprise comme l’appréhension d’une œuvre, est en même temps étroitement liée aux théories portant sur la perception, qui peuvent même prendre le pas sur elles à certaines époques. Ces théories sont influencées de leur côté par des textes théologiques ou philosophiques assurant la suprématie de l’œil sur l’oreille, ou l’inverse. Quant à l’écoute musicale, elle revêtira différentes figures dont on suit ici le développement : une écoute par association d’images, une écoute structurelle, une écoute sublime ou une écoute de l’ineffable.
Le notion de discours est entendue au sens fort, comme producteur d’effets concrets : aménagement de lieux favorisant telle ou telle écoute, construction sociale d’attitudes – se taire, fermer les yeux, n’applaudir qu’à la fin d’un morceau… –, mais aussi marque imprimée sur les œuvres elles-mêmes, qui visent un certain type d’écoute : un compositeur ne crée pas seulement à partir de techniques d’écriture ou d’une vision poétique, mais aussi à partir de discours, dont la trace se repère dans ses partitions.
lire un extrait du texte


Martin Kaltenecker, musicologue et traducteur, a été producteur à France Musique (1982-2007). Membre fondateur de la revue Entretemps (1986-1992), il a été boursier du Wissenschaftskolleg zu Berlin (2006/2007) et il est depuis 2006 chercheur associé au Centre de Recherches sur les arts et le langage (EHESS, Paris). Il a enseigné aux universités de Poitiers et de Paris 7 et intervient régulièrement dans le séminaire « Musique et sciences sociales ») à l’EHESS. Outre de nombreux articles sur l’esthétique de la musique au XIXe et XXe siècle, il a publié La Rumeur des Batailles (Fayard, 2000) et Avec Helmut Lachenmann (Van Dieren, 2001). Il a co-dirigé l’ouvrage collectif Penser l’Œuvre musicale au 20e siècle : avec, sans, contre l’histoire ? (CDMC, 2006). Parmi ses dernières publications figurent : « Opéras d’art et d’essai. Notes sur les traces du Symbolisme dans l’opéra contemporain », (La Parole sur scène, Paris : L’Harmattan, 2008) et « À propos du contexte philosophique et physiologique du paradigme rhétorique au XVIIIe siècle », Revue de Musicologie, 95/1 (2009).

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