Inscriptions et réinscriptions tout au long de l'année

Cours de guitare pour Enfants, Ados, Adultes (Débutants, Confirmés, Professionnels)
Affichage des articles dont le libellé est Léandre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Léandre. Afficher tous les articles

samedi 29 août 2015

Rencontres du jazz et de la musique contemporaine

Rencontres du jazz et de la musique contemporaine
Jean-Michel Court, Ludovic Florin (dir.)
Presses Universitaires du Midi
2015
Introduction

Présentation de l'éditeur
S’il était jusqu’ici d’usage commun de dissocier la musique dite de jazz de la musique dite contemporaine, cet ouvrage avance dans son introduction que nombre d’œuvres achoppent à ce type de classification.
Ce constat posé, des réflexions esthétiques, ethnologiques et musicologiques sur une nouvelle « catégorie » musicale qui transcenderait les anciennes ont été menées, chacune abordant à sa façon les questions de la rencontre des genres. En effet, il y a déjà plusieurs décennies que sont apparues des musiques qui traversent ces champs pour leur emprunter des modèles, des pratiques, des stratégies compositionnelles et artistiques qui balayent un large spectre de la création musicale de la seconde moitié du XXe siècle à nos jours.
En postulant que musique de « jazz » et « musique contemporaine » ne font qu’une, la perspective formulée en introduction renvoie à la problématique, plus générale, des productions intermédiales : quels sont les éléments fondateurs de ce genre protéiforme et multidimensionnel qu’est la musique d’aujourd’hui ? Comment apprécier les apports des deux mondes, celui des musiques non écrites et celui des musiques élaborées sur support ? Quelles sont les spécificités de la production musicale qui en résulte ?
Cet ouvrage propose des éclairages théoriques, analytiques et historiques sur des interrogations fondamentales de la création actuelle.
Jean-Michel COURT est maître de conférences et membre du laboratoire LLA-CREATIS à l’université Toulouse - Jean-Jaurès. Ayant soutenu une thèse sur l’orchestration de Stravinsky, il travaille à présent sur les questions de langage dans la musique contemporaine et sur l’orchestration.
Ludovic FLORIN est maître de conférences à l’université Toulouse - Jean-Jaurès et membre du laboratoire LLA-CREATIS. Ses recherches sont centrées sur le jazz. Chroniqueur régulier pour Jazz Magazine/Jazzman, il a aussi collaboré pour la Cité de la musique, publié pour Les Cahiers du jazz ou la revue annuelle Piano.

samedi 9 août 2014

écouter: Joëlle Léandre, à propos de l'improvisation et de son livre A voix basse



écouter: Joëlle Léandre, à propos de l'improvisation et de son livre A voix basse
A l’occasion de la parution du livre « A Voix basse », le Petit Faucheux a souhaité proposer une rencontre autour de Joëlle Léandre animée par Franck Médioni (France Musique). Rencontre avec la participation de Joëlle Léandre, Quentin Sirjacq (pianiste) et Bernard Aimé (ancien directeur artistique du Petit Faucheux). Rencontre enregistrée le 19 septembre 2009 au Petit Faucheux à Tours. La vie manifeste
Joëlle Léandre
A voix basse
Entretiens avec Franck Médioni
MF
2008

Présentation de l'éditeur
Ce livre d’entretiens avec Joëlle Léandre s’est construit au fil du temps, au cours d’une série de rencontres chez elle, à Paris, sur une période de deux ans. Parallèlement, j’ai mené un travail similaire avec le pianiste, chef d’orchestre compositeur et improvisateur Martial Solal. Deux livres d’entretien avec deux musiciens au langage si singulier, qui se sont comme questionnés et répondus l’un l’autre. D’emblée s’est affirmée une parole forte, vive, une pensée en mouvement ample, véloce : Joëlle Léandre telle qu’on la voit, telle qu’on l’entend en concert. Le geste, le temps, l’explosion de l’instant, elle fait partie de ceux (John Coltrane, Cecil Taylor, Steve Lacy, Evan Parker, Daunik Lazro…) qui nous a fait pleinement prendre conscience de ce que pouvait être l’improvisation, ses (en)jeux, ses géographies intérieures, ses merveilles. Primauté du jeu, primeur de l’improvisation, confiance absolue dans l’instant, l’instinct, l’autre, refus des préméditations, elle porte loin son désir de musique et de liberté. Ses désirs de musique, inlassablement, elle les poursuit, les harcèle, les rêve. Sa musique laisse entendre l’urgence de l’instantané (son existence ne tient qu’à ce que l’instant présente, comprend et convoque d’avenir, en le précipitant et le désagrégeant), les prises de bec, gestes et méditations d’artistes libres pour qui la musique est bien vivante, se vit avant tout sur le moment, dans la jubilation de l’expression immédiate et souveraine. Oui, l’instant, le présent. Rien d’autre que l’ouverture du présent, enrobée de tout le passé et de tout le futur. Un geste improvisé tout autant que composé. Oui, l’écoute, l’écoute primordiale dans le jeu, la mise en jeu de soi. Et surtout l’immédiateté de la pensée, l’immédiateté à soi, au monde sonore, et à l’autre. Improviser, c’est se trouver entre deux mondes, là où rien n’est certain mais où tout est possible. Joëlle Léandre en parle magnifiquement bien tout au long de ce livre, l’improvisation, c’est une composition spontanée, mais aussi et surtout une exploration de la matière sonore fondée sur le geste musicien. Un geste qui n’a pas de finalité propre : l’improvisation, acte gratuit et suprême, est dans toute sa massivité d’être ; c’est un état de désir qui improvise dans le temps réel. Composition instantanée donc, musique totale ; vibrations, sons, bruits. Les démarcations qui séparent le son du bruit, comme la musique de la poésie, sont arbitraires. A ce propos, il est utile de relire Cage et de réfléchir sur cette pensée de Varèse : « Il n’y a pas de différence entre le son et le bruit, le bruit étant un son en cours de création. Le bruit est dû à une vibration non périodique, ou à une vibration qui est trop complexe dans sa structure, ou d’une durée trop courte pour être analysée ou comprise par l’oreille. » Les musiciens de jazz, les improvisateurs sont des personnages sonores. Ils sont leur musique comme ici, d’une certaine façon, Joëlle est sa parole. Totale adéquation entre la pensée, les mots et le geste musicien. La musique est chez elle un work in progress, mouvement permanent, élan vital, recréation perpétuelle donc, un souffle qui échappe à toute codification et claustration. En tant que telle, c’est un moyen de connaissance, de construction de soi autant qu’un exercice de liberté. Joëlle le dit, le répète tout au long de ce livre, c’est une fille du Sud, une femme de passion et de patience, une femme de feu. C’est une musicienne en liberté inconditionnelle, à l’affût, à l’écoute des bruissements du monde, engagée dans la musique d’aujourd’hui, le bel aujourd’hui, sa contemporanéité la plus prégnante. Elle se définit comme une musicienne en vibration, en résistance. « Créer, c’est résister » dit Gilles Deleuze, rappelle-t-elle au cours des entretiens. Libre et rigoureuse, elle brasse et embrase la contrebasse d’un même geste passionné. Ses prestations en solo condensent toutes ses qualités : lyrisme flamboyant, engagement total du corps musicien et irruption des mots, du chant, quand le désir d’expression excède la musique. Elle est musicienne jusqu’au bout de l’archet. D’une certaine façon, ce livre d’entretiens est autant un ouvrage biographique qu’un manifeste poétique. Il y a chez elle une pensée libertaire qui place la construction de soi comme une singularité souveraine. En fait, elle fait partie de cette confrérie d’artistes et autres aventuriers de la vie qui n’ont jamais eu d’autre programme que l’enchantement du jour. Elle conteste, revendique et proteste. Ce sont les propos d’une femme libre. C’est une parole forte, directe, essentielle. Ecoutez-la.
Contrebassiste, improvisatrice et compositrice, Joëlle Léandre est une des figures importantes de la nouvelle musique européenne. Formée à la musique d’orchestre et à la musique contemporaine, elle a joué avec L’Itinéraire, 2e2m et l’ensemble Intercontemporain. John Cage, Giacinto Scelsi et Betsy Jolas ont composé pour elle. Elle a travaillé avec les grands noms du jazz et de l’improvisation, écrit pour la danse, le théâtre. Son rayonnement est international ; ses activités de créatrice et d’interprète l’ont amenée sur les scènes les plus prestigieuses. Elle a enregistré plus d’une centaine de disques.


vendredi 4 mai 2012

Sophie Stévance, Musique actuelle

Sophie Stévance
Musique actuelle
Presses de l'Université de Montréal
2012

Présentation de l'éditeur
Entre la musique contemporaine, le jazz et la pop, qu’y a-t-il ? Il y a la musique «actuelle». Elle tire à la fois parti des techniques utilisées ou élaborées par le compositeur d’avant-garde, de la technicité de la pop et de la créativité de l’instrumentiste improvisateur.
Ce mouvement privilégie de nouvelles stratégies de composition : par l’improvisation collective, il tend à supprimer ou à réduire la hiérarchie entre les trois niveaux de la création (conception, interprétation, réception). Autour d’une mise en spectacle émerge l’auditeur/spectateur que les besoins de la performance transforment en participant actif.
On trouvera ici une réflexion inédite sur l’identité et la déconstruction musicales, ainsi qu’une analyse fouillée de l’automatisme en musique actuelle. L’actualiste et l’improvisateur reconnaîtront
au fil de ces pages le noyau fondateur de cette vitalité qui forge l’unité et la cohérence de ce qu’est la musique actuelle aujourd’hui.
Sophie Stévance est professeure de musicologie à la Faculté de musique de l’Université de Montréal et rédactrice en chef d’Intersections : revue canadienne de musique. Auteure de plusieurs ouvrages notamment consacrés à la musique spectrale et conceptuelle, elle se consacre actuellement à la modernisation du katajjaq (chant des Inuits), à la place des femmes dans la création musicale contemporaine ainsi qu’à la recherche-création en musique.